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Après Vigie-Ciel, le Muséum lance Vigie-terre !

Sciences participatives

 

 Vigie-Terre© MNHN - G. Egoroff

 Le granite, au fur et à mesure de l'érosion naturelle, laisse apercevoir de nouvelles observations. Corse. © MNHN - G. Egoroff

 

Après la cosmologie avec Vigie-Ciel, les sciences participatives s’emparent d’une nouvelle discipline au Muséum : la géologie. Le nouveau programme Vigie-Terre* est né d’une volonté de référencer et protéger notre patrimoine géologique. L’idée peut paraître étonnante, pourtant la biodiversité n’a pas le monopole de la vulnérabilité. Tous les ans, en France, de multiples structures géologiques se révèlent, mises au jours par des travaux d’aménagement, des glissements de terrain, des crues... Malheureusement « ces données nous échappent souvent car elles sont rapidement soustraites à l’étude par des recouvrements : construction, végétalisation... » est-il précisé sur le site du programme.

Vigie-Terre, conçu par les chercheurs du Centre de Recherche en Paléontologie – Paris (CR2P) vise donc à mobiliser la population pour découvrir de nouveaux objets géologiques avant qu’ils ne disparaissent. Par objet géologique, comprendre tout le non-vivant qui compose la structure de la Terre (du grec « geo-logos » : parler de la Terre) : couches sédimentaires superposées, roches volcaniques, affleurements de cristaux et même de fossiles. Le protocole ? Lorsque l’on pense avoir identifié une structure digne d’intérêt, il faut remplir une fiche de terrain téléchargeable sur le site en précisant les caractéristiques de la découverte. Tout le monde peut y participer, néophytes comme spécialistes, « l'important est simplement de décrire ce que vous voyez : forme, taille, couleur, présence ou disposition d'objets, toutes les informations sont intéressantes. » Le tout accompagné bien-sûr de photographies.

Outre les signalements, le projet porte une ambition plus profonde. Une fois le site identifié, l’objectif sera de mobiliser rapidement un réseau de personnes compétentes pour évaluer les besoins d’étude, d’intervention ou de prévention nécessaires à sa préservation. « Contrairement aux espèces biologiques, les objets géologiques ne se reproduisent pas et la détérioration d'un objet, d'un site entraîne sa perte définitive : conservation et protection ne sont plus à considérer comme anodines. » annonce l’INPN (Inventaire national du patrimoine naturel) sur sa page consacrée à la « géodiversité ». Ce patrimoine minéral fait effectivement partie intégrante de la nature. Il est support de l’ensemble du vivant, constitutif de nos paysages. Et témoin d’une histoire vieille de plus de 2,2 milliards d’années.

De quoi découvrir et aider la nature autrement.

Vigie-Terre

 

*Vigie-Terre est porté par le Centre de Recherche en Paléontologie – Paris (CR2P), l'UMS Patrinat et Mosaic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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