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Premiers résultats pour Sauvages de ma rue !

Sciences participatives

Aujourd'hui, Gabrielle Martin, à qui l'on doit déjà le premier billet de présentation des Sauvages, a accepté de nous parler des premiers résultats obtenus par ce programme de sciences participatives ! Merci encore à elle, et bonne lecture !

 

Quelles données a-t-on obtenu depuis 2011 ?

Depuis le lancement du programme Sauvages de ma rue au printemps 2011, plus de 550 observateurs de la biodiversité en ville se sont inscrits en île-de-France, et de nombreuses villes nous rejoignent depuis 2012 telles que : Lille, Nantes, Toulouse, Montpellier, Marseille, Vannes,

Rouen, Strasbourg... Au total, 119 espèces végétales ont été trouvé sur 330 trottoirs de l’île-de-France en 2011! Et le record est un trottoir comprenant 35 espèces différentes. Aujourd’hui, des données parviennent de toute la France et sont enregistrées dans les bases de données de Tela Botanica et du Muséum national d’Histoire naturelle. Elles seront analysées petit à petit par les scientifiques.

 

Et alors, qu’en est-il de la diversité des rues de l’île-de-France ?

En île-de-France, on retrouve en moyenne 6.5 espèces différentes par trottoir et ce nombre augmente quand on s’éloigne de Paris surtout parce que les trottoirs sont plus longs en périphérie de la capitale. Sur une longueur fixe, on retrouve en moyenne 4.5 espèces pour 100 m de trottoir.

Nous nous sommes intéressés dans un premier à la diversité des rues en fonction de leur aménagement. Pour cela, les données ont été classées en fonction des types d’aménagement suivants : ”aucun aménagement”, “rues avec pelouses”, “rues sans pelouses”, “rues avec pelouses et pieds d’arbres”. Il ressort que les rues sans aménagement, constituées essentiellement de bitume, ont presque trois fois moins d’espèces végétales en moyenne que les rues présentant des “brèches urbaines”, c’est-à-dire les fissures de bitume et pavés, les pieds d’arbres, les pelouses, les murs, les pavés...

 

 

Les rues avec pieds d’arbres et espaces engazonnés sont beaucoup plus riches en fleurs sauvages, surtout au centre de Paris d’après des analyses des données de la diversité des rues croisée à la distance au coeur de la ville . Ces rues pourraient constituer des voies pour la dispersion de nombreuses espèces à travers la ville et ainsi relier les parcs et jardins urbains aux espaces naturels généralement situésen périphérie des villes. L’aménagement de la rue est un facteur déterminant de la richesse végétal, surtout au centre de la ville.

 

Et que prévoit-on avec les données nationales en 2012 ?

Les scientifiques prévoient d’étudier les caractéristiques des espèces des différents types de brèches, leurs distributions à différentes échelles dans la ville, l’impact de l’utilisation/l’arrêt de produits phytosanitaires... pour préciser les effets des méthodes de gestion en ville sur la qualité et la répartition de la biodiversité. Les données permettront de comprendre le rôle des brèches urbaines et celui de la structure des villes sur la dynamique des populations végétales.

 

Grâce à vos données des différentes villes et villages de France, nous pourrons apporter des éléments de réponses à ces questions et percer les mystères de la flore urbaine!

 

Retrouvez la première lettre d’actu du programme Sauvages de ma rue présentant les résultats des données de 2011 sur le site ou en téléchargement ici.

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