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Le trottoir enherbé : du vert dans la ville

Sciences participatives

Le trottoir enherbé : du vert dans la ville

 

Aujourd’hui sur le blog Vigie Nature, découvrons un type d’aménagement qui se fait de plus en plus fréquent dans nos villes, à savoir le trottoir enherbé. C’est Océane Roquinarc'h, qui nous en parle en deux articles, merci à elle ! :)

Etudiants en Licence professionnelle « Gestion environnementale du Paysage Végétal Urbain » de l’Université Paris-Sud, située au carrefour de plusieurs disciplines dont l’écologie et le paysage sont les principales composantes, nous nous sommes pris d’intérêt pour ce concept « novateur » qu’est le trottoir enherbé.

 

Qu’est-ce qu’un trottoir enherbé me direz-vous ?

La difficulté de ce travail réside justement dans l’absence de définition de ce fameux trottoir : notre travail a donc été dans un premier temps d’associer à cette expression des images et des aménagements que nous pouvions rencontrer en flânant dans les rues. Il n’est pas rare en effet de croiser des plantes bravant le bitume et s’exposant fièrement à la vue des passants ; est-ce pour autant un enherbement de trottoir ? Nous l’avons perçu comme tel.                        

L’enherbement dit « spontané » fait partie intégrante de la végétation de nos trottoirs. Il est souvent mal vécu par les riverains qui qualifient ces jeunes intruses de « mauvaises herbes » car elles défigurent les surfaces minéralisées dédiées principalement à la circulation. Ce type de végétation n’est certainement pas nouveau, mais il s’impose désormais comme une composante essentielle de nos villes, en lien avec les politiques « écologiques » prônant l’arrêt des pesticides dans les zones non agricoles.

 

Des villes telles que Rennes, pionnières en terme de gestion plus respectueuse de l’environnement, ont même laissé des surfaces s’enherber totalement, et ce en plein cœur de la ville !

Mais le sentiment partagé des habitants face à cette flore spontanée a fait réfléchir les gestionnaires des rues : Pourquoi ne pas valoriser ces herbes à travers des aménagements plus esthétiques qui seraient mieux acceptés de tous ?

 

C’est dans cette optique que les pieds de murs et d’arbres végétalisés se sont multipliés dans l’espace public, palliant ainsi l’absence de désherbage sur des surfaces fertiles à l’apparition de « mauvaises herbes. » Ces aménagements participent également à la végétalisation des surfaces minérales et au rafraîchissement de l’air urbain car, rappelons-le, la ville est un réservoir de chaleur qui emmagasine le rayonnement solaire et ce, principalement par l’intermédiaire des revêtements asphaltés de nos rues.