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RÉSULTATS ET PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES

 

Grâce à tous les observateurs de papillons, six études ont été publiées dans des revues scientifiques internationales : elles confirment et mesurent précisément plusieurs effets. Parmi eux : L’urbanisation. Les chercheurs ont montré qu’un jardin situé en pleine ville peut constituer un véritable refuge pour certaines espèces de papillons ! Aussi, plus le jardin contient de plantes nectarifères et de flore spontanée, plus il accueille de papillons. Enfin, les espèces de papillons les plus sensibles à l’urbanisation sont aussi celles qui sont les plus sensibles à la présence des plantes sauvages et nectarifères. (1) et (2)

L’utilisation de pesticides. L’usage ne serait-ce que d’un pesticide (herbicides et insecticides) diminue en moyenne de moitié le nombre d’espèces de papillons observées dans les jardins (voir figure) ! Et ce quel que soit leur surface et leur emplacement (en ville ou à la campagne). L’effet est d’autant plus important lorsque les jardins sont situés en zone urbaine. Isolés les uns des autres, ils ne facilitent pas la tâche aux chercheurs de nectar, qui tentent de trouver leur pitance dans un labyrinthe de béton. La recolonisation des jardins traités doit être plus lente par les pollinisateurs. (2) et (3)



C’est grâce à l’accumulation d’un nombre très important de données que les chercheurs ont également pu réaliser une étude sur l’impact de l’aménagement du paysage dont les résultats sont pour le moins inattendus. En effet, si les habitats constituent bien la contrainte la plus importante pour l’accueil des communautés de papillons en milieu urbain, c’est la capacité de déplacement des diverses espèces qui détermine leur potentielle occupation des milieux, même lorsque ceux-ci sont hospitaliers. Ainsi, en ville, les espèces peu mobiles comme le Soucis ou le Cuivré ne colonisent pas les milieux qui leur sont a priori accueillants. À l’inverse, celles montrant de fortes capacités de vols comme les Piérides, le Paon du jour ou la Petite Tortue composent l’essentiel des communautés de papillons en milieu urbain. (4) et (5)

La dimension éducative de cet observatoire a aussi été étudiée : l’observation des papillons peut entraîner des modifications de comportements, encourageant entre autres des pratiques de jardinage plus favorables à la biodiversité. Ainsi, 85% des personnes interviewées annoncent avoir des pratiques de jardinage plus bénéfiques aux papillons, portant notamment sur le choix d’espèces de fleurs nourricières, l’intensité de l’utilisation de pesticides ou de la tonte, ou encore la création de zones d’accueil en friches. (6)

 

 

Les publications scientifiques

1 Preferences for exotic flowers do not promote urban life in butterflies

2 Impact of urbanization and gardening practices on common butterfly communities in France

3 Contrasting impacts of pesticides on butterflies and bumblebees in private gardens in France

4 Metacommunity dynamics : decline of functional relationship along a habitat fragmentation gradient

5 Butterfly assemblages in residential gardens are driven by species’ habitat preference and mobility

6 Observations of everyday biodiversity : a new perspective for conservation ?


 

VISUALISATION GRAPHIQUE DES DONNÉES

 

ABONDANCE DES PAPILLONS DES JARDINS

Cette cartographie vous présente les variations du nombre moyen de papillons observés chaque mois en fonction des départements. Le graphique de droite montre les espèces plus souvent observées dans les jardins. En sélectionnant un département vous constaterez que ce résultat dépend de l’endroit où vous vous trouvez.

JARDINS DES PARTICIPANTS À L'OPÉRATION PAPILLONS

Cartographie des jardins ayant participé au moins une fois à l’opération papillons. Le graphique de droite indique les types d’environnement dans lesquels ces jardins se situent.