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BirdLab, nouvelle saison : 3 participantes sur les starting-blocks

Sciences participatives

 

L’appli téléchargée, les mangeoires propres, installées. Seules les graines sont restées au garage. Elles viendront garnir les planches le 13 novembre prochain, pour le lancement de la saison 8 de BirdLab. En attendant, Laëtitia, Marie et Loren surveillent les premiers battement d’ailes du jardin. L’impatience règne. A quelques jours du top départ, on fait le point avec trois birdlabeuses dans leur jardin en Bretagne, dans le Gard et en Bourgogne.

 

Marie Panattoni, les mangeoires les plus « plastiques »

Participe depuis 6 ans à Nîmes (Gard)

BirdLab ©  Marie_Panattoni

 

 

Décrivez-nous votre observatoire ?

J’habite dans une zone périurbaine en périphérie de Nîmes. Mes mangeoires sont placées dans une petite cour de 60 mètres carré où poussent un mûrier platane, un grenadier, quelques arbustes (althéas, pythosporum ) qui facilitent l’accès aux graines. Céramiste de métier, mon atelier est chez moi, ce qui facilite les choses. Je peux faire des relevés à tout moment depuis mon salon !

Que retenez-vous de la saison précédente ?

J’ai vu beaucoup moins d’espèces. Pas de trace de mon tarin des aulnes. Pas non plus de mésanges bleues, pourtant très fréquentes habituellement. Cette désertion est peut-être liée au « gang des moineaux » qui a sévi l’hiver dernier : 40-50 individus se disputaient les graines. Seules quelques mésanges charbonnières parvenaient à se faire une place. Quant aux chardonnerets et aux verdiers qui cohabitent plutôt bien ils venaient manger lorsque les moineaux n’y étaient pas... Il y avait une espèce de roulement régulier comme à la cantine. C’était frappant.

 

BirdLab ©  Marie_Panattoni

Deux tourterelles paisibles sur les mangeoires de Marie la saison dernière

 

Quelles sont vos trois espèces favorites ?

J’adore le chardonneret, c’est un oiseau magnifique. Avec ce côté coquin, presque drôle. Les mésanges, biens-sûr, que je suis triste de ne pas avoir beaucoup vues cette année. Et enfin les verdiers. J’aime aussi observer les espèces qui restent derrières les mangeoires, celles qui ne s’y aventurent pas, par peur ou par désintérêt pour la ressource, mais qui gravitent autour : le grimpereau par exemple, un petit oiseau très drôle, ou la fauvette mélanocéphale. J’apprends à les connaître en les voyant tous les jours.

Comment abordez-vous cette nouvelle saison ?

Il y a une petite nouveauté depuis deux ans. Avant mes plateaux étaient en bois, mais ils ont fini par s’user au bout de quelques années. J’ai donc décidé d’ajouter un plateau en plastique sur lequel j’ai percé des petits trous pour que l’eau ne s’accumule pas. C’est bien plus résistant que le bois et plus facile à nettoyer. En ce moment mes mangeoires sont encore inaccessibles, les feuillages de mes arbres empêchent les oiseaux de venir. Car il fait très doux ici dans le Gard en cette fin octobre, et les oiseaux ont largement de quoi se nourrir pour l’instant. Mais j’ai hâte !

 

Laëtitia Rougerie, les mangeoires les plus design

Participe depuis 4 ans à Dingé (Ile-et-Vilaine)

BirdLab ©  Laëtitia_Rougerie

 

A quoi ressemble votre observatoire ?

Je suis en pleine campagne dans un lieudit avec quelques habitations. J’ai un grand jardin de neuf-cents mètres carré qui contient des conifères, des feuillus. Mes mangeoires trônent à côté du potager. Et face au salon. Comme elles ne sont pas toutes proches, à une vingtaine de mètres de la fenêtre, j’ai toujours mon appareil photo à portée de main. J’utilise parfois le zoom pour ne pas confondre certaines espèces. Je me souviens avoir eu du mal à distinguer la mésange nonette de la fauvette par exemple. Autre chose : j’ai remarqué avec l’expérience que les oiseaux appréciaient avoir un toit au-dessus de leur tête, pour s’abriter quand il pleut, lorsqu’il y a trop de soleil. J’ai donc installé un toit sur chacune des mangeoires, d’abord en bois puis en métal.

Que retenez-vous de la saison précédente ?

Il y a eu un épisode de froid qui m’a marqué, avec de la neige, ce qui est plutôt rare ici. J’ai alors assisté à une véritable ruée sur les mangeoires. C’était impressionnant de découvrir chaque matin tout ce petit monde - mésanges bleues, charbonnières, nonettes, beaucoup de chardonnerets, quelques rouges-gorges - en train de se nourrir frénétiquement. Il y avait des pinsons des arbres aussi parfois. Bizarrement les gros oiseaux comme le pivert étaient aux abonnés absents dans mon jardin l’année dernière. Allez comprendre.

 

BirdLab ©  Laëtitia_Rougerie

Mésanges, chardonnerets, verdiers se repaissent sous le toît eneigné 

 

Quelles sont vos trois espèces favorites ?

Les mésanges, forcément ! J’adore en particulier les mésanges bleues et nonettes, parce qu’elles sont toutes petites, très mignonnes. J’aime beaucoup les groupes de chardonnerets malgré leur caractère assez agressif. Lorsqu’ils sont là, les autres ont souvent du mal à s’imposer.

Comment abordez-vous cette nouvelle saison ?

Comme je vous le disais mes mangeoires ont un nouveau design. J’avais un toit en contre-plaqué, mais ça n’a pas tenu le coup. C’est pourquoi j’ai opté cette année pour une structure en alu. Elles sont prêtes depuis août et j’ai hâte de voir les premiers oiseaux les investir. Quelques mésanges viennent déjà les visiter. Je me suis aussi rendu compte que je devais réapprovisionner mes mangeoires en permanence, je dois remettre des graines de tournesol tous les jours ! J’ai donc ajouté quelques boules de graisse dans le jardin. Bref je suis prête pour la saison. Je compte jouer le matin et le midi, lorsqu’il y aura le plus de visites. Cela dépendra de mon temps libre.

 

Loren Paris, les mangeoires les plus en pente

Participe depuis 3 ans à Pernand Vergelesses (Côte d’Or)

 

BirdLab ©  Loren_Paris

 

A quoi ressemble votre observatoire ?

Je suis dans un village près de Beaune en Bourgogne entouré de vignes. Il a la particularité d’être tout en pente, et c’est au premier étage, dans la cuisine que j’observe le mieux ce qui se passe sur mes mangeoires situées en contrebas. Je joue donc en hauteur, ce qui est très pratique pour reconnaître les oiseaux. Pour l'anecdote, lorsque mon chat est dehors et que les moineaux arrivent en bande sur les mangeoires, il détale, rentre dans la maison et vient participer au spectacle avec moi en sécurité (!) devant la fenêtre. C’est un peu sa télévision. 

Que retenez-vous de la saison précédente ?

La saison dernière était vraiment décevante chez moi. Je n’ai observé que des tourterelles et des moineaux. Je dois avouer que cela m’a un peu lassé. Alors je profite habituellement d’une grande variété d’espèces : mésanges bleues et charbonnières, verdiers,  chardonnerets, etc. Pourquoi ? Lorsque je me rendais dans les bois qui entourent mon village, il y avait des oiseaux. Beaucoup d’oiseaux. Je pense que la douceur de l’hiver les a maintenus dans le bois et qu'ils n’ont pas eu besoin de venir se nourrir vers les habitations. C’est une hypothèse. Nous verrons ce qui se passera cet hiver.

BirdLab ©  Loren_Paris

Lorsque Loren ne joue pas, c'est son chat qui surveille attentivement les mangeoires

 

Quelles sont vos trois espèces favorites ?

J’aime les mésanges et les tourterelles avec leur côté « autoritaire ». Il y a une bande de sept ou huit tourterelles qui visitent les mangeoires avant de retourner sur leurs fils électriques proches du jardin. Et puis il y a ce gang fascinant de trente ou quarante moineaux qui surgissent régulièrement de mes haies. Ce sont eux qui parviennent à effrayer mon chat ! Ce qui est plutôt une bonne chose pour tous les oiseaux…

Comment abordez-vous cette nouvelle saison ?

Le sac de graine est prêt, il patiente à côté de la porte. Je suis prête à dégainer le jour J. Chez nous les premières gelées sont arrivées. Les oiseaux, en particulier les mésanges rodent déjà autour des mangeoires. Elles connaissent bien le coin. Lorsque je pars le matin et que je rentre le soir mes mangeoires se perdent  dans l’obscurité de la nuit. Raison pour laquelle je participe principalement le midi lorsque je rentre déjeuner. C’est mon moment apaisant de la journée !

 

Et vous, vos mangeoires sont-elles prêtes pour la nouvelle saison ? Participez à la saison 8 de BirdLab du 13 novembre 2021 au 26 mars 2022 !

 

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