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Une participante devient correspondante scientifique du MNHN

Sciences participatives

Barbara Mai participe au Spipoll depuis le début du programme. Elle est aujourd'hui correspondante scientifique du Museum national d'Histoire naturelle.

article Barbara Mai - De Flores.png

 

Le protocole du Spipoll consiste à photographier pendant 20 minutes les insectes qui se posent sur les plantes en fleur. Aujourd’hui le Spipoll compte près de 70 000 collections, soit environ 700 000 photos d’insectes pollinisateurs, prises par près de 3 800 participants depuis les 12 ans d’existence du Spipoll. Parmi eux, un noyau dur de participants, des Spipolliens chevronnés qui forment une communauté et ont inventé le verbe Spipoller. Et dans cette communauté, Barbara Mai, qui spipolle depuis la création de l’observatoire. Son engagement et sa contribution à la recherche ont été reconnus : Elle a reçu le titre de correspondant scientifique du Museum national d’Histoire naturelle. Il distingue quelques 25 personnes qui contribuent régulièrement à l’inventaire du patrimoine naturel et à l’expertise pour les politiques de biodiversité. Traditionnellement réservés à des scientifiques qui participent à la mission de connaissance de la nature dans le cadre de missions qu’ils mènent en dehors du Muséum, toute l’équipe de Vigie-Nature est heureuse que ce titre ait été attribué à une observatrice. Autour de l’enjeu de préservation de la biodiversité, une nouvelle porte s’est ouverte entre le monde scientifique et la vie citoyenne.

Mathieu de Flores, animateur du Spipoll à l’OPIE depuis le début du programme, a recueilli un beau témoignage de Barbara pour la revue Insectes. On peut y lire qu’enfant, Barbara n’aimait pas les insectes, êtres dérangeants et dangereux. Elle raconte comment son regard a changé, en passant par les plantes : d’une multitude d’insectes, certains deviennent alors des pollinisateurs, intimement liés aux plantes dans une relation d’échange pour la survie des uns et la reproduction des autres. Aujourd’hui, pour elle, « Chaque nouvel insecte est une belle rencontre ».

Elle y partage aussi le choc qu’elle a reçu en 2017 en lisant une étude allemande annonçant la perte de 87% de la biomasse des insectes volants en été. Ce chiffre plus qu’alarmant renforce sa détermination et sa motivation à contribuer au programme. Depuis c’est le regard des autres qu’elle travaille à faire évoluer, en communiquant auprès de sa commune ou en soutenant le combat d’une d’élue, pour mieux faire connaître l’entomofaune et faire changer les pratiques.
L’article est à lire dans la revue Insectes de l’OPIE mais aussi directement en ligne en cliquant sur ce lien.
 
Merci à Barbara !
Et à tous ceux qui œuvrent à faire changer les regards sur la vie qui nous entoure !

extrait Poster Achillee - Barbara Mai.png

Extrait du poster « préservons les Achillées ». Barbara Mai a réalisé une série de poster avec des photos des spipolliens pour faire découvrir la diversité des butineurs de plantes sauvages à préserver. Voir et télécharger les posters.

 

 

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