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Retour de terrain !

Sciences participatives

Dans le cadre de leur Unité d’Enseignement en Ecologie forestière, les étudiants du master Biodiversité et Aménagement du Territoire du MNHN se sont rendus à Fontainebleau pour pratiquer des protocoles de suivi de biodiversité, dont ceux de QUBS. Les protocoles proposés dans les observatoires participatifs sont toujours le fruit de recherches passées et de nombreux tests auprès de publics différents. Voici le retour de Fanny Dumont, une des étudiantes, qui s’anime au souvenir des protocoles.

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« J’ai trop aimé ! Tu es par terre dans l’humus, tu passes 15 minutes allongé par terre dans les feuilles, j’ai trouvé ça vraiment agréable de sortir un peu de sa zone de confort ! ». A ses mots, il y a comme un soupçon d’enfance qui nous enveloppe... se rapprocher du sol, retrouver le contact physique à la terre. Un contact qui serait différent selon les lieux et les saisons, un sol molletonné de forêt à l’automne, un sol d’herbe fraiche dans un parc en été…

"Capturer les insectes avec le petit aspirateur, c’était hyper marrant à faire"
Elle me décrit l’aspirateur à insectes, fabriqué par le groupe d’avant : « tu as une boite en plastique hermétique par lequel les insectes arrivent, t’as 2 tuyaux, avec un petit filtre en tissu, pour pas avaler de terre ou quoi », elle conclut : « Facile et hyper marrant à faire ! ».  L’identification, elle, est une autre affaire : les insectes sont tellement petits que « sans loupe c’est impossible ! ». Elle remarque que quand on n’a jamais fait d’entomologie, c’est un apprentissage, « ça prend un peu de temps, parce qu’au début on ne sait pas quelle partie du corps regarder pour identifier un insecte, c’est technique. Alors ça demande un peu d’entrainement pour le faire rapidement. Mais la clé est intuitive, facile d’usage, il n’y a pas de termes compliqués ». Fanny recommande avec le sourire de faire l’identification à plusieurs pour les entomo en herbe. Se souvient-elle d’échanges qui ont prêté à rire pendant cette phase du protocole ? Redevenant sérieuse, elle ajoute « par contre il faut être assez délicat avec les organismes, c’est tout petit, je crois que j’en ai écrasé un ou deux… ». En résumé, un moment dans la terre, un temps d’apprentissage et d’échanges, mais aussi de délicatesse !

"Un autre rapport aux choses"
A-t-elle envie de refaire le protocole Aspifaune ? Oui, sans hésiter. « J’ai appris que les cloportes ont des sortes de branchies, ça je ne savais pas du tout, incroyable ! ». Ce qu’elle retient surtout, elle qui s’intéresse plutôt aux oiseaux et aux chauves-souris, c’est que ce monde microscopique est étonnant et si accessible : « Il suffit de se poser et là tu vois des choses qui font un ou deux millimètres. C’est un autre rapport aux choses, à celles auxquelles on ne fait pas attention d’habitude. C’est la nature ordinaire, mais celle qu’on ne voit jamais si on ne passe pas un quart d’heure le nez dans la terre. Cette dimension-là elle est trop bien ». Ayant testé le protocole escargot qui sera intégré prochainement dans QUBS, elle reprend « Par exemple, tu ne te dis pas qu’il y a 150 espèces d’escargots là, par terre, dans ce petit bout de terre. Je ne savais pas qu’il pouvait y avoir autant de micro-escargots dans le sol, j’ignorais complètement. Je n’avais jamais fait attention à ça ».

Envie de passer un moment le nez dans la terre ? Accéder au site : www.qubs.fr

 

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